Critiques

[CRITIQUE] : Gold


Réalisateur : Stephen Gaghan
Acteurs : Matthew McConaughey, Bryce Dallas Howard, Edgar Ramirez, Corey Stoll, Toby Kebbell, Stacy Keach,...
Distributeur : StudioCanal
Budget : -
Genre : Thriller, Drame, Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h01min.

Synopsis :
Kenny Wells a grandi dans le milieu des chercheurs d’or. Tout comme son père, il n’a pas peur de gravir des montagnes et de creuser le sol pour faire fortune. Mais dans un monde où le simple jeu du hasard peut faire la différence entre un milliardaire et un loser absolu, on ne peut pas dire que la chance ait souri à Kenny. Pourtant, l’homme incarne l’esprit d’entrepreneur par excellence et la foi inébranlable dans la capacité à surmonter tous les obstacles.
Il vend donc le peu qu’il lui reste et part à l’autre bout de la planète : en Indonésie. Il a la conviction qu’il va trouver de l’or dans l’une des jungles les plus denses et les plus terrifiantes du monde : Bornéo. Après s’être associé avec le légendaire géologue Mike Acosta, ils vont devoir affronter ensemble la nature, les institutions financières de Wall Street et les pires complots…



Critique :


Revenu du purgatoire après plusieurs années de galère, ce bon vieux Matthew McConaughey fait désormais partie de la A-list Hollywoodienne, et aux vues du talent du bonhomme, on peut décemment admettre que cette place dans la chaîne alimentaire du business, est amplement mérité.
Reste que, certes, depuis sa statuette dorée glanée pour sa performance ahurissante dans le superbe Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée, les choix de carrière du héros de Sahara se sont vite vu discuté par les spectateurs dans les salles obscures; mais surtout par les critiques du monde entier.
Que ce soit Nos Souvenirs de Gus Van Sant, bousillé par les journalistes au pire endroit possible (le Festival de Cannes), avant de lourdement peiner pour atterrir dans les salles obscures, ou encore Free State of Jones de Gary Ross, fresque historique prenante mais incarnant un flop majeur pour le comédien, tout laissait penser que le génie texan avait un poil perdu son mojo.
Et avant que le buzzé The Dark Tower ne pointe le bout de son nez dans les salles obscures d'ici l'été prochain, le voilà de retour en vedette du nouveau film de l'excellent Stephen Gaghan, Gold; thriller financier sous forme de chasse au trésor, dans lequel il mise une fois encore, sur une transformation physique fleurant bon le parfum de l'or - en statuette.


Et difficile de jeter la pierre à sa performance, tant le Matt est férocement habité dans la peau du bedonnant - et dégarni - Kenny Wells, un explorateur/magouilleur des temps modernes, qui désespère d'être le nouveau millionnaire en vogue du pays de l'Oncle Sam, avant de se lancer dans le coup de la dernière chance avec un géologue : découvrir une mine d'or dans la jungle indonésienne.
Plus ou moins inspiré du scandale sur la Mine d’or de Bre-X Busang, et passé entre les mains d'une pluie de cinéastes talentueux (Paul Haggis, Spike Lee, le vénéré Michael Mann,...), le Gaghan nouveau est un rise & fall plutôt efficace sur une figure obstinée à l'idée de réussir, sorte d'American Hustle à la mécanique bien huilée, qui manque cependant cruellement d'audace pour figurer sur le même pied d'égalité que le film de David O. Russell - et encore moins Le Loup de Wall Street de tonton Scorcese.Mélange des genres prenant mais sans véritables enjeux ni tension dramatique (et encore moins d'émotions), rythmé à la truelle et mis en scène sans grande implication, Gold passionne néanmoins dans sa première partie indonésienne (dans laquelle brille le mésestimé Edgar Ramirez), avant de peu à peu sombrer dans une seconde moitié très (trop ?) bavarde ou surnage un casting impliqué même si un poil en roue libre (Bryce Dallas Howard et Corey Stoll en tête).


Joli exercice de style préparé pour les oscars sans forcément avoir été invité dans la danse de la cérémonie des récompenses (un poil trop tard pour la prochaine aussi), qui laisse un bon gout d'inachevé vu la matière à disposition, Gold se laisse mirer sans déplaisir, épopée triomphante aux dés pipés d'avance, ou le roi McConaughey, intense, démontre toute l'étendue de son talent.
La pépite du film, c'est bien lui.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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